Le projet « Street Views »

Dans ma recherche constante de lieux à peindre, j'ai découvert, en 2011, l'outil Google Street, qui permet des flâneries virtuelles dans grand nombre de villes et campagnes du monde, par le biais d'un appareil photo attaché à une voiture qui sillonne les rues.
Le promeneur a une vue panoramique et continue du paysage, la seule (mais assez importante) contrainte étant, qu'il peut se positionner qu'au niveau de la rue. Après diverses promenades virtuelles dans différents pays, j'ai choisi de travailler sur la ville de Tokyo et ses banlieues car il s'agit d'une mégalopole d'une grande variété de paysages et aussi car j'ai toujours voulu m'y rendre mais que je n'avais pas eu l'occasion. Son architecture chaotique, mêlant le moderne à l'ancien, a correspondu a mes recherches picturales. Les lieux que j'ai choisis ne devaient pas être représentatifs de leur pays d'origine, ce caractère anecdotique ne faisant pas partie de mes intentions. Aussi, désirant garder intacts les éléments essentiels de chaque composition, la prise de vue devait jouir d'un équilibre de composition préalable.
La série « Street Views » est une série sur laquelle j'ai travaillé entre 2010 et 2011. Chaque tableau mesure 54/81cm (format panoramique), dimension homothétique au plus près possible à celle de la prise de vue de Google Street.
Mais comme un lieu est également défini par les éléments qui l'entourent, il est proposé, dans cette série, pas seulement l'objet-tableau en lui-même, mais également son adresse virtuelle. Et ce, avec la sauvegarde systématique des adresses numériques exactes de chaque vue, par le biais des mails. Le spectateur qui fait la demande, reçoit donc l'adresse et peut ainsi utiliser Google Street pour «rentrer» dans le tableau et se promener ensuite dans son environnement.
dans le tableau et se promener ensuite dans son environnement. A savoir qu'il arrive souvent que la camera de Google Street repasse sur les mêmes lieux, le point de vue et la lumière changent, des éléments architecturaux apparaissent ou disparaissent et seulement des traces attestent encore de la présence de ce qui a avait été figé sur la toile.